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François

Le temple  :
Le temple, actuel Salle des Fêtes, était situé au Breuil, face à la Mairie Il a été construit de 1869 à 1870 selon le projet (datant de 1867) de l’architecte Bontemps. Tombant en ruines, il fut désaffecté et reconstruit, après la guerre 1939-45, grâce à des emprunts aux sociétaires, des subventions du ministère de l’Agriculture et de la commune, les recettes des spectacles organisés en 1947. La construction a coûté 1 247 381,05 francs de l’époque. Son inauguration officielle eu lieu le 8 février 1948 en présence d’un nombre important de personnalités.

Le pont de Villaine  :
Le pont de Vilaine, pont barrage sur le Chambon (ou Liguaire), possède côté amont des rainures en pierre qui servaient à maintenir des "pelles" en bois pour faire barrage et remplir les fossés d’eau dans les prairies. Là, les agriculteurs mettaient le chanvre qu’ils cultivaient, à rouir(1). Cette culture était très importante du XIIIème au XIXème siècle. Au début du XXème siècle et jusqu’en 1950 ces "pelles" servaient à inonder les prés au printemps, pour obtenir une herbe de qualité et laisser paître les troupeaux. 
On peut remarquer l’emplacement d’un lavoir (construit en 1911) en aval du pont, il ne subsiste plus que le dallage du sol. Ce lavoir a été démoli dans les années 70. Au dessus de la première arche on peut lire une date : 1822, qui doit être une date de rénovation du pont. En effet sa construction semble bien antérieure car on en trouve des traces dès la fin du XVIIème siècle et à l’époque il s’agissait, à priori, du seul pont sur le Chambon permettant de relier François au Breuil. La commune compte trois autres lavoirs, un à François (route d’Augé) et deux à Bonneuil (chemin de l’huilerie et route de Cherveux).

(1) Rouir : Dégrader et éliminer partiellement les ciments pectiques et ligneux dans lesquels sont noyés les faisceaux de fibres de certaines plantes textiles (lin, chanvre, jute, etc.), afin d’en extraire ces fibres. Le rouissage se pratique par immersion plus ou moins prolongée, facilitant ainsi la séparation de l’écorce filamenteuse d’avec la tige.

Les lavoirs : 

  • Le lavoir de François : construit en 1893 par Simon MUREAU, Maçon à François.

  • Les lavoirs de Bonneuil :
     -
    Rue de l’huilerie : construit en 1893 par François
     Houmeau, Pascal Jamet, Emmanuel Agnan, François
     Pouzet et François Louis.

     -
    Route de Cherveux : construit en 1911 par Louis
     Marot maçon à Azay le Brûlé

Les moulins à eau :
Il en existait trois sur le territoire de la commune, un à l’ilot, un à l’Etang et un à François. Les moulins font suite à une chaussée et à un bief. Il s’agissait de moulins à farine. Malheureusement, les roues n’existent plus depuis longtemps.

L’église et le cimetière ancien :
Après la vente comme bien national de l’ancienne église romane (après le Révolution), FRANÇOIS était privé d’église.
En 1825, la municipalité donnait son accord pour la construction d’une chapelle sur un terrain donné par Madame Emilie HOCARD, propriétaire de la Brissonne. Elle est d’une facture très simple, l’autel en pierre est plus récent (1875) et probablement offert par Madame HOCARD, puisque ses initiales y figurent. Cette église a été restaurée il y a une dizaine d’années.
Dans l’ancien cimetière qui est attenant à l’église, on peut voir un certain nombre de tombes anciennes dont celle d’un Sergent Royal dont l’acte de décès figure sur les registres de la commune "Le 21 juin 1718, a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse le corps de Georges PRUNEAU, Sergent Royal âgé de 63 ans. C’est la tombe la plus ancienne. Les autres datent en général du 19ème siècle.

L’ancien couvent :
Il était situé dans les bâtiments se trouvant à gauche, au début de la route de La Crèche.
 Dans le bâtiment principal, subsiste encore un bel escalier de pierre avec une rampe en fer forgé sur laquelle on peut voir les initiales entrelacées de Madame Emilie HOCARD. On retrouve ces mêmes initiales sur l’autel en pierre à l’église.
Madame Emilie HOCARD, Veuve de Monsieur Baptiste Daniel LACOMBE, demeurant à la Brissonne à FRANÇOIS, lègue cette propriété à la congrégation des filles de la Croix, dites Soeurs de Saint-André le 20 Octobre 1873 et révoque ce leg le 15 juin 1874, pour le faire à la congrégation du Saint et Immaculé Cœur de Marie dont la maison mère est à NIORT.

Les cimetières protestants :
A l’origine, le cimetière paroissial était interdit aux protestants et l’édit de tolérance de 1787, s’il permettait aux réformés d’enterrer leurs morts, ne leur accordait aucun cimetière. François était une commune à forte concentration de protestants c’est ce qui explique le grand nombre de cimetières particuliers. Ils sont le plus souvent entourés de murs en pierres sèches ou de plantations de buis, d’ifs ou de cyprès.

Le pigeonnier du Fief :
Ce pigeonnier complétait le château du Fief . La taille du pigeonnier (le nombre de boulins(2) ) était fonction de la superficie du domaine.
On comptait 3 arpents(3) par nid, on pouvait donc connaître la superficie du domaine rien qu’en comptant le nombre de boulins du pigeonnier. Le pigeonnier du Fief compte 1096 boulins.

(2) Le boulin est un trou dans le mur, il y avait un nid par boulin.
(3) L’arpent est une ancienne mesure agraire qui se divisait en 100 perches et variable (de 30 à 50 ares) suivant les localités. A François l’arpent équivalait à 50 ares.

 

 

 

 
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